
Le concept de régénération trouve son origine dans la biologie, où il désigne la capacité des systèmes vivants à se restaurer naturellement, comme la repousse de la queue d’un lézard. Cette idée a ensuite été transposée à l’agriculture, visant à restaurer les sols sans recourir à des intrants artificiels, un modèle illustré par l’agriculture régénératrice de Gabe Brown dans son livre Dirt to Soil.
L’agriculture régénératrice vise à restaurer la biodiversité des sols, en recréant des symbioses naturelles, essentielles à la croissance des plantes. Ce concept a ensuite été adopté par d’autres secteurs, comme la sylviculture ou la pêche, avant de s’étendre aux entreprises de biens et services. Des exemples incluent la marque Veja avec son coton régénératif et Notpla, fabricant d’emballages à base d’algues marines.
L’attrait pour la régénération, selon les chercheurs, est lié à un principe de psychologie sociale : nous préférons œuvrer pour des résultats positifs plutôt qu’éviter des conséquences négatives. Cependant, l’absence de cadre formel pour évaluer ces pratiques expose le concept à des dérives marketing. Malgré cela, l’entreprise régénératrice se distingue par sa volonté non seulement de réduire ses impacts négatifs, mais aussi de restaurer activement les écosystèmes sur lesquels elle repose.
Auteur : Inforisque.Source : L’entreprise régénératrice : vrai tournant RSE ou énième greenwashing ?.
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