
Tous les salariés, qu’ils soient nouvellement embauchés, changent de poste, ou reviennent après un arrêt prolongé (21 jours ou plus), doivent bénéficier de cette formation. Cela inclut également les salariés temporaires et ceux sous contrat à durée déterminée (CDD), ces derniers devant suivre une formation renforcée pour les postes à risque (article L4154-2). Les formations doivent être périodiquement renouvelées selon les risques du poste, et sont prises en charge financièrement par l’employeur (article L4141-4).
Depuis le 1er octobre 2022, les travailleurs disposent d’un « passeport de prévention » qui recense les attestations et diplômes obtenus lors des formations à la sécurité, accessibles par l’employeur avec l’accord du salarié (article L4141-5).
La formation au travail en hauteur est spécifique à la nature de l’activité de l’entreprise et des équipements utilisés. Elle est incluse dans le plan de formation de l’entreprise, qui peut être élaboré avec l’aide du médecin du travail et du comité social et économique (CSE), ce dernier étant consulté sur les orientations de la formation professionnelle (articles L2312-24 et R4143-1).
Le contenu des formations vise à enseigner les mesures de sécurité de base, comme les conditions de circulation, les consignes d’exécution du travail et la conduite à tenir en cas d’accident (article R4141-3). Certains équipements, comme les échafaudages ou les dispositifs de levage (grues, plates-formes élévatrices), nécessitent une formation et une autorisation spécifiques. Le certificat CACES, bien qu’optionnel, est souvent utilisé pour valider ces compétences, contribuant ainsi à la conformité de l’employeur avec ses obligations de formation.
Auteur : Inforisque.Source : Formation obligatoire au travail en hauteur : que dit la réglementation ?.
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