
L’étude révèle que 56 métabolites non surveillés, dont 12 jugés particulièrement préoccupants, risquent de contaminer les eaux souterraines au-delà de la limite de 0,1 μg/l. L’un de ces métabolites, l’acide trifluoroacétique (TFA), persiste longtemps dans l’environnement et provient de la dégradation de substances telles que les PFAS, présentes dans divers produits industriels.
Le ministère de la Santé a pourtant introduit en 2020 une méthodologie visant à harmoniser le suivi de ces substances. Mais Générations Futures critique cette approche, estimant que le processus de sélection des métabolites par les Agences régionales de santé (ARS) reste inadéquat et incomplet, et rappelle que les effets des expositions chroniques aux métabolites sont encore largement méconnus. Le député écologiste Jean-Claude Raux a interpellé le gouvernement pour interdire les pesticides dans les zones de captage d’eau, une mesure non soutenue explicitement par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, qui a souligné la nécessité d’études approfondies.
Face à ces lacunes, Générations Futures demande un renforcement rapide des contrôles et envisage des actions en justice pour contraindre les autorités à protéger plus efficacement la qualité de l’eau potable en France.
Auteur : Inforisque.
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