
Ces critiques s’appuient sur des arguments du rapport Draghi, remettant en question des réglementations sociales et environnementales au nom de la simplification administrative. Certains pays, comme l’Allemagne, où la droite néo-libérale du FDP milite pour un recul sur la directive, amplifient cette opposition. Cependant, des acteurs comme Clara Alibert, du CCFD-Terre Solidaire, dénoncent une tentative des industries à risque (phytosanitaires, textile, pétrole) de maintenir des pratiques nuisibles sous prétexte de charges administratives.
La directive prévoit déjà des aides pour les PME et des lignes directrices publiées par la Commission européenne en juillet 2023. Malgré cela, les lobbies demandent une période de transition prolongée et un allègement des contraintes. Ces revendications suscitent l’inquiétude des défenseurs des droits humains et de l’environnement, qui y voient une tentative de freiner des avancées nécessaires face aux crises socio-environnementales.
À l’opposé, une coalition d’entreprises soutient cette directive, la considérant comme une opportunité pour un cadre économique plus équitable. La Commission européenne, tout en restant ouverte aux ajustements techniques, affirme son intention de maintenir des règles ambitieuses. La directive reste ainsi un enjeu majeur de confrontation entre acteurs économiques, sociaux et environnementaux en Europe.
Auteur : Inforisque.Source : Le devoir de vigilance européen menacé par le Medef européen.
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