
L’enquête a révélé plusieurs manquements graves. Tout d’abord, la gestion de l’entrée en espace clos était inadéquate : aucun permis d’entrée n’avait été délivré, et l’état des lieux n’avait pas été vérifié, bien que les portes aient été ouvertes par un sous-traitant. De plus, les risques d’ensevelissement et de contamination atmosphérique liés à la poussière n’avaient pas été anticipés. Le programme de gestion des espaces clos ne prévoyait pas ces dangers, bien que l’accumulation de poussière, due à une panne prolongée du système de vidange, soit connue depuis plusieurs mois.
Le travailleur n’avait pas été informé de la toxicité des poussières ni de la nécessité de travailler dans une trémie quasi vide. Cette absence d’information et de préparation a conduit à une atmosphère dangereuse, potentiellement mortelle, non reconnue comme telle. Enfin, aucune équipe de sauvetage n’avait été mobilisée, contrairement aux exigences de la norme CSA Z1006:16.
Pour prévenir de tels accidents, il aurait fallu suivre rigoureusement les procédures pour l’entrée en espace clos, notamment en délivrant un permis après inspection, en évaluant les risques d’ensevelissement et en vidant la trémie avant intervention. Une communication claire sur les dangers et la mobilisation d’une équipe de secours auraient également été essentielles pour éviter cet incident.
Auteur : Inforisque.Source : Un travailleur est victime d’une grave intoxication.
Illustration : Jean-Philippe Marcotte.
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