
Pourquoi ces démarches préventives, aussi bien intentionnées soient-elles, peinent à produire de vrais effets durables ? Parce que la prévention des TMS est très souvent pensée comme une affaire de bonnes résolutions individuelles. On demande aux salariés d’adopter les « bons » gestes, de corriger les postures de travail, de s’étirer régulièrement. En parallèle, on n’interroge peu ou pas les contraintes réelles du travail : la charge physique, l’organisation, le rythme, sans oublier les imprévus et le manque de marges de manœuvre. Or, un corps soumis à des contraintes répétées ou prolongées ne change pas durablement sur la base d’une décision.
Voilà pourquoi cet article propose de prendre du recul sur la prévention des TMS pour tenter de comprendre pourquoi les bonnes résolutions échouent. Des limites de l’approche individuelle, il rappelle que les troubles musculosquelettiques sont le résultat d’un ensemble de facteurs. Dépasser la sensibilisation et l’idée d’un geste ou d’une posture isolée est nécessaire. Voyons ici d’autres façons d’agir pour tendre vers une prévention ancrée dans le travail réel. Prêt à intégrer le mouvement, l’ergonomie et l’organisation du travail dans une démarche de prévention qui repense les TMS comme un sujet collectif ?
Bonne année !
Auteur : La Minute PEP’S.
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