
Comprendre les TMS : De quoi parle-t-on ?
Les TMS regroupent des affections qui touchent les structures situées autour des articulations : muscles, tendons, nerfs et ligaments. Ils se manifestent le plus souvent par des douleurs, de la raideur ou une perte de force.
Les zones les plus touchées
- Le dos : Lombalgies (douleurs au bas du dos).
- Les membres supérieurs : Syndrome du canal carpien (poignet), tendinite de l’épaule, épitrochléite (coude).
- Les membres inférieurs : Plus rares, ils concernent souvent les genoux (hygiénistes, poseurs de sol).
Les causes : Un cocktail de facteurs
Contrairement aux idées reçues, les TMS ne sont pas uniquement dus à des gestes répétitifs. Ils résultent d’une combinaison de trois facteurs :
- Facteurs biomécaniques : Postures prolongées, efforts excessifs, gestes répétitifs à haute cadence ou vibrations.
- Facteurs organisationnels : Absence de pauses, délais trop courts, manque de polyvalence dans les tâches.
- Facteurs psychosociaux : Le stress, l’insécurité de l’emploi ou une mauvaise ambiance de travail accentuent la tension musculaire et la perception de la douleur.
Les signaux d’alerte à ne pas ignorer
L’apparition des TMS est souvent progressive. Apprendre à repérer les signes avant-coureurs permet d’éviter le passage à la chronicité :
| Stade | Symptômes | Impact |
|---|---|---|
| Initial | Douleur légère pendant l’effort, disparaît au repos. | Aucun impact sur la productivité. |
| Intermédiaire | Douleur persistante le soir, fatigue localisée. | Début de gêne dans l’exécution des tâches. |
| Avancé | Douleur permanente, même au repos ou la nuit. | Risque d’incapacité de travail prolongée. |
Stratégies de Prévention : Agir avant la douleur
La prévention des TMS repose sur une approche collective et individuelle.
Pour l’employeur : Aménager l’environnement
- Ergonomie du poste : Investir dans des sièges réglables, des repose-pieds ou des outils d’aide à la manutention.
- Organisation du travail : Alterner les tâches pour solliciter des groupes musculaires différents et favoriser l’autonomie.
Pour le salarié : Adopter les bons réflexes
- L’hydratation : Un muscle bien hydraté est moins sujet aux inflammations.
- Les micro-pauses : Se lever, s’étirer ou simplement changer de regard toutes les heures.
- La posture : Garder le dos droit, les pieds à plat et l’écran à hauteur des yeux pour les métiers de bureau.
L’info en plus : Un TMS non soigné peut entraîner une désinsertion professionnelle. La prévention n’est pas un luxe, c’est un investissement pour la santé des salariés et la performance de l’entreprise.
Auteur : Aurélie TAVERNIER, Immersive Factory.
Chaque semaine, recevez gratuitement « La Lettre du Risque », la newsletter d’Inforisque, avec une sélection d’actualités, de guides, de webinaires et d’événements pour enrichir votre veille en santé et sécurité au travail.
S'abonner