
Sur place, j’ai ramassé quelques poignées d’akènes, sans les fruits bien sûr. De retour à la maison, je me suis renseigné sur internet pour savoir comment il fallait les préparer. Et c’est là que je me suis rendu compte que c’était une entreprise à risque. En effet, la noix de cajou est piégée !
Un risque de brûlure chimique

La coque n’étant pas très dure, le moyen le plus simple est de couper en deux la noix avec un bon couteau tout en se protégeant les doigts (merci MAPA !). Il n’y a pas de projection de l’acide, mais celui-ci se répand naturellement sur les précieuses noix lors de la coupe.
Ensuite, il faut sortir la noix de sa coque. J’ai utilisé le pointe du couteau en essayant de ne pas les mettre en miette. Un petit rinçage s’impose (pour enlever l’acide). Une fois que l’on a récupéré la partie comestible, ce n’est pas fini… il faut enlever la petite peau qui les entoure, un peu comme sur les châtaines. Pour faciliter l’opération, j’ai laissé quelques heures ma récolte au soleil afin de sécher cette seconde peau pour la rendre plus cassante et pouvoir la retirer plus facilement.
Enfin, avant de les déguster et pour être certain de neutraliser l’acide, j’ai grillé et salé le tout dans une poêle. Je peux vous garantir que je ne regarderai plus les noix de cajou de la même manière la prochaine fois que j’en prendrait une poignée à l’apéritif ! Les noix de cajou, ça se mérite.
Auteur : Damien BART, inforisque.fr.
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