Nous avons vu tout l’intérêt et les obligations d’agir pour éviter les accidents
liés à la consommation de substances psychoactives ou à des pratiques addictives. Voyons comment déployer une
prévention des addictions en milieu professionnel de telle manière à ce qu’elle soit comprise, intégrée et acceptée,
afin de l’inclure naturellement dans la culture de sécurité des entreprises.

Conseil de l’expert

portrait de  Cyrille COTON
Cyrille COTON, Consultant / Formateur en prévention des addictions – Dirigeant de
SAFE UP.
Cyrille Coton allie son expérience personnelle (addict rétabli) à son bagage universitaire.
Il est co-dirigeant de SAFE UP, entreprise spécialisée pour prévenir les pratiques addictives en milieu professionnel.
Fort de son vécu en entreprise en tant que collaborateur et manager, il propose une approche
complète pour gérer les addictions à la fois au niveau individuel et organisationnel.

Son profil Linkedin

Quelles entreprises mettent en place une démarche de prévention contre les addictions ?

Nous constatons que les entreprises qui s’engagent dans la prévention des addictions sont celles qui comptent
plus de 20 collaborateurs. Les grandes et très grandes entreprises sont les premières à s’engager sur ce sujet, suivies des PME.
Tous les secteurs d’activité sont concernés par cette problématique, mais ceux où le risque d’accident physique
est élevé, voire mortel, s’engagent plus naturellement. Cela dépend également du budget pouvant être alloué à cette
thématique, de l’organisation, du temps pouvant être consacré, et des moyens humains. Néanmoins, ne négligeons pas
le manque de volonté de s’engager sur le sujet en le considérant comme non prioritaire. Malheureusement, de nombreuses
entreprises agissent uniquement après la survenue d’un événement (accident, retrait de permis, burn-out, etc.).

Pourquoi dit-on que les addictions sont « un fléau invisible de l’entreprise » ?

Entre 20 et 30 % des accidents du travail sont liés aux addictions (sources : Inserm, Inpes, MIDLT), ces pourcentages
doivent interpeller les employeurs. Pourtant, aujourd’hui encore, après un accident ou un « presque accident »,
cette cause n’est pas systématiquement recherchée dans l’arbre des causes. Souvent en entreprise, nous savons ou
nous nous doutons de ces situations, mais nous préférons ne pas agir pour différentes raisons et craintes.

Tout d’abord, en raison de la complexité actuelle du marché de l’emploi et du recrutement de personnel qualifié,
les employeurs craignent de faire émerger des situations sensibles qui pourraient déstabiliser l’organisation de l’entreprise.
Aborder ce sujet exige une remise en question collective des usages et des pratiques au sein des entreprises,
ainsi qu’une remise en question individuelle. L’exemplarité est l’élément fédérateur du sujet. Par exemple,
la consommation d’alcool est encore considérée par certains dirigeants comme un moyen de rassemblement convivial,
alors que la convivialité peut également être créée autour d’activités sans alcool.

C’est également un fléau invisible, car nous manquons souvent d’informations et de formation pour détecter les
situations à risque liées aux pratiques addictives. Il est difficile de repérer une personne ayant consommé
de la cocaïne, fumé un joint ou pris des médicaments, car nous n’avons pas forcément les « codes » nécessaires,
contrairement à l’alcool, par exemple, où nous pourrions être plus aptes à identifier une personne en état d’ébriété.
Il en va de même pour certaines pratiques, telles que l’usage excessif des technologies, des jeux, du travail, etc.,
qui sont souvent valorisées et/ou banalisées dans notre société. Malheureusement, nous préférons souvent ignorer
la situation, adoptant ainsi la fameuse politique de l’autruche.

Comment mettre en place une campagne de prévention des addictions ?


Chez SAFE UP, nous pensons qu’une prévention des addictions efficace doit être durable, pédagogique (donner du sens),
basée sur la formation (de la détection à l’accompagnement), le contrôle (tests de dépistage, déconnexion, etc.),
la fermeté juste et impartiale (sans préjugés), et surtout l’accompagnement (professionnels de la santé,
assistante sociale, numéros verts, orientation, etc.).

Heureusement, la maladie de l’addiction touche relativement peu de personnes par rapport au nombre total de travailleurs.
En entreprise, l’enjeu principal est de faire évoluer les comportements afin de réduire les conduites à risque liées
aux pratiques addictives, que ce soit en relation avec la consommation de substances (ex. : arriver au travail encore
sous l’emprise d’une substance) ou avec la pratique excessive d’une activité (ex. : envoyer un e-mail à 22h30).
L’objectif est de détecter précocement une personne en difficulté afin d’éviter un glissement vers la dépendance.

Pour ce faire, nous recommandons les actions suivantes :

  • Mettre à jour les documents réglementaires et créer des chartes : règlement intérieur, document unique
    d’évaluation des risque professionnels, télétravail, droit à la déconnexion, usage du smartphone.
  • Impliquer l’ensemble des acteurs de l’entreprise : CODIR, QHSE, RH, CSE, médecin du travail, IRP, CSSCT,
    psychologue du travail, SSI, préventeur, assistante sociale du travail, etc.
  • Communiquer sur la démarche de déploiement et l’engagement sur ce sujet auprès des salariés.
  • Former l’ensemble des acteurs de la ligne managériale, les IRP, CODIR, RH, etc.
  • Mettre en place des ateliers de sensibilisation : informer sur les différentes addictions, avec ou sans substance,
    et leurs dangers pour la santé et la sécurité. Rappeler le cadre juridique, les droits et devoirs de
    l’employeur et du salarié, et expliquer la démarche de déploiement en mettant en avant son sens et son intérêt.
  • Pour les postes à risque, déployer progressivement des dépistages préventifs.
  • Répertorier, identifier ou mettre en place les différentes ressources internes et externes à l’entreprise
    afin de proposer systématiquement de l’aide à un salarié en difficulté.

Pourquoi choisir SAFE UP pour mettre en place cette campagne de prévention ?

Chez SAFE UP, nous avons la capacité de répondre de manière pragmatique aux besoins des entreprises pour anticiper,
gérer et accompagner les problématiques liées aux pratiques addictives. Nos accompagnements (formations,
sensibilisations, conseils, etc.) sont ancrés dans la réalité du terrain, ce qui rend nos solutions réalistes
et opérationnelles pour une mise en application immédiate.

Nos consultants/formateurs sont d’anciens addicts rétablis qui connaissent le monde de l’entreprise et les problématiques
liées aux addictions. Leur discours vise à responsabiliser plutôt qu’à infantiliser, et leur approche est pédagogique
et ludique pour favoriser une communication ouverte. Leur expérience personnelle favorise un niveau d’écoute et de
participation des collaborateurs différent.

Nous sommes des professionnels de la réduction des risques liés aux pratiques addictives en entreprise. Nous ne remplaçons
pas les professionnels de la santé, mais nous orientons les collaborateurs en difficulté vers eux et collaborons
étroitement avec des psychologues, des avocats et des juristes pour proposer des solutions respectant le cadre
juridique du Code du travail. Nos solutions garantissent le respect du secret médical, de la vie privée et de la dignité de tous les salariés.

De nombreuses entreprises nous font confiance, n’hésitez pas à nous contacter !

Pour aller plus loin :

En savoir plus sur SAFE UP.

 

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Damien BART

Damien BART pour Inforisque

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